samedi 18 avril 2009

Vantail mineur.

Porte en ton dos l'enfant mort
Que l'ailette glutineuse
Secoue
Tapisse assidument
En tes bras entr'ouverts, remués du poids
Terne du nourrisson désert
Gouttent tes sueurs sourdes
Transies par les glaces expirantes
L'animal défunt sur ton dos
Euphorique et pantelant
Sirupeux insipide
Ultime et hâtif
Ecrase ton rachis, sphénoïde et sinus, lombalgies et vieillesses
Ecrase et empoisse et enfume joyeusement ton pas
Aime la couture
Que vos peaux
Chaudes et froides
Aérées étouffées
Pleines évidées
Inventent par deça les os en vacances
Timides
Porte en tes bras le genèvrier soufflé aux omoplates du mineur, suffocant
Suave des rousseurs perdues
Des endurances indues
Des amours déchues
Glisse élégant sur les vases graisseuses
Qu'égouttent sommairement
Les lèvres accueillantes de l'agneau figé
Sens en tes pieds spongieux
Les glaises alignées
Refroidies des larmes enjouées
Des cacades acides
Vois par ton dos comment
Ce qui coulait t'inspire
Ce qui déchargeait te bat
Ce que tu savourais t'alarme
Ce que tu craignais t'aspire
Ce que tu moquais t'habille
Ce que tu aimais t'empoigne
Ce que tu dominais t'élance
Ce que tu suçais t'enfonce
Ce que tu payais te revient
Ce que tu mangeais t'oublie
Ce que tu supposais t'embrasse
Ce que tu portais t'enfle
Ce que tu travaillais t'épreint
Ce qui mourrait tamise
Ce qui dansait trompe
Ce qui souffrait voltige
Flatte en ton dos l'ondoyant disparu
Que des cieux encyclopédiques
Coloriés cariés
Hument désinvoltes
Berce et délaisse ses poignets olivâtres exigüs
Ses chevilles voilées
Absorbées
Ses boucles mielleuses et placides
Et frigides vers la violine enjôleuse
Remue et révolte la carcasse
Cristalline que tes orteils de seigneur
Transfèrent et branlent
Joliment.

dimanche 29 mars 2009

Il n’est de cieux travestis qu’en climat modéré.

Le prépuce agenouillé, scellé en son plus petit périmètre, cacheté, étanche, certifie, achève et limite, repu ou impréparé, le sexe amolli, glissant vers le bas, mais toujours ou déjà ceint d’un bijou démodé, récupéré d’une mégisserie déclinante de Grolhet, par ailleurs clouté négligemment qui, du short de nylon foncé se dégage avec indécision jusqu’à faire rougir d’agacement et d’inquiétude l’intérieur villeux de la cuisse gauche, lourde et écartée vers le dehors goulu. Non loin, les roses, harmonieusement continus depuis le carrelage mural du pavillon de banlieue jusqu’au gland – vivant et exprimé, mais trop pur pour s’étrangler et se violacer – se tâchent et s’illuminent du noir pailleté, étiré et profond du pubis large et confiant. A l’étage, dans une baignoire blême parfumée d’une eau grisâtre et tiédie, étêté, un corps pale et inerte flotte qu’agrafe juste le sexe allongé, alourdi et abêti jusqu’au dessus du nombril.

vendredi 9 janvier 2009

Sanctuaire de la vie sauvage

Posté en aire suprême, au fond grillagé d'une balancelle subulée, sommairement suspendue aux écorces rauques que peuplaient des phalanges de scorpions miniatures, réductions discrètes et nices des grands cousins accomplis, exercées néanmoins et capables de pinçures fulgurantes à effet différé, appendue par excès de grandeur et de somptuosité au dessus et à l'avant de l'égide lacustre, du lagon froncé où se reposaient les eaux ensuées des canaux voisins, je considérais - face aux agglomérats influençables, ondoyant aux rythmes irréguliers des nuits, des pêches et des yoles - l'horizon duquel les sens, le coeur, l'appétence et l'honneur devront et sauront s'éprendre.

lundi 15 septembre 2008

Isprefeti

Les soixante quinze têtes jaunies, chaudes, érubescentes, aux pourpres variables, diffuses, locales, joviales, réfrénées parfois, proches, fardées de rides, sillons d’amertumes, plis de certitudes, creusées de notabilité ou poudrées de jeunesse, honteuses, rougies, interdites, figées en un masque d’absence, de fascination, de désir, d’embarras, d’ennui ou, aux meilleures consultations, de pure recherche spéculative, fondamentale, braves, amicales, souriantes, décontenancées, frustrées, curieuses, composaient, l’une après l’autre, un ballet mouvant de flexions solistes, de pincements, de serrements / ostensibles entr’ouvertures / miaulements grinçants de bouches mouillées mais basses, sous les peintures vives, fades ou nulles de leurs arcades sourcilières exposées. Autour, les deux rampes dégoulinantes de feux dangereux et antiques rougissaient et chauffaient encore davantage les faces pénitentes de tous les inscrits : clients, élèves, analysés, patients, vus, cousins de troisième degré. L’intensité des tête-à-tête faite partition, l’amour devenu score, la remontrance sérielle, l’aveu reproductible, le souffle érotique débité à l’infini chassaient avec industrie sensible et obscénité évidente (morcellement, réitérabilité, impersonnification…) les regrets des vraies amours manquées, suspendues ou encore inconnues.

mardi 1 juillet 2008

Rosières Sur Crise

Urèle, faune à la bougie, chinoise à tuer gambade au creux d'une forêt-cimetière et surprend l’enterrement des poupées nues, prolonge sa danse vers le jardin des cadavres et distingue les déterrées, les poupées-ruines, les impératrices ressuscitées, puis trébuche sur l’oblat nu, le captif épileptique, le pantin au dos velu, la fillette poisseuse, l’instrument vivant du culte, la créature sylvestre, le pèlerin lesté, le macrocéphale, le jouisseur soyeux, le coupable au sourire, l’amoureux stationnaire, l’homme parvenu, les vits en éventail, l’avoué enfoutré, les viscères sensibles, l’arrondi cérémonial, l’épreuve profonde, l’hirsute perçant, le charmant réparateur, le mélomane lointain, le joli gars, la blonde à masser ; avec un retard prémédité, Urèle bondit sur le siège du règne, flatte l’empereur malheureux, comptabilise les solitudes des hauteurs puis figure la puissance du soumis, la peine érigée, le sillon séminal, le miel croqueur, les crocs du suceur, le château du plaisir. Dégringolant dans la capsule aux perruques, Urèle, poète au vers voûté, ami sans amant, amant sans ami, goinfre circonflexe, déménageur au timbre rare, plaqueur et cantatrice, lamineur enfariné crache sa liberté sèche, son angoisse tectonique, ses amies en fuite, ses pannes claires, ses décès tremblés et humecte sa méthode robuste, son parcours éclairé, son incarnation glâbre. Aux pieds d'Urèle, saupoudré et tracé : un ruisseau cautérisé, jadis un bras mort, une vie libertine, des machines à régal, des fouets de fausses fleurs, des amabilités coupantes.



Cependant, Eige, pilleuse de bougies, aspirante au maigre chant, tyran incontestable, exquise réhaussée, artiste incurvée, suce d'une paille moyenne les radiations bouleversées d'Urèle à demi ensorcellé par un caroussel vétuste...

jeudi 29 mai 2008

Uguste

De lèvres appariées et amuïes —
Quand à la nuit noire,
Uguste incertain et court
Venait à la plus noire,
Il étouffait
De salives collantes ou curieuses
Et de leurs arrières régiments,
Musculatures et pouvoir mauvais,
— Uguste bâtisseur
faisait de l'ourlet muet
une barge affreuse
sur laquelle, convoi vert ou visqueux,
transitait une pièce passée et inconnue,
un molard cagneux
et exponentiel.

mardi 20 mai 2008

Les nouveaux archiatres.

Entre ses doigts blancs, pincettes blêmes, tenailles évasivement irriguées, alors que son long corps, flasque et mort, anciennement désirable souflettait et passait sous un râle aigre et aigu, alerte altérée, d'une voix surie et haute, jurant avec l'apparente stature et taille, moins grande que haute, filandreuse, prolixe en ramifications, et dès lors, imposante, glissaient, patientes et désistées, les tétines abusées et trompées, obstinément impassibles que des mains brunes et plus sûres mais fades et mécaniques, concluant une carcasse symétrique et trompeuse, avaient, quelques mois auparavant, à l'occasion d'un épisode fervent — passions et vacations, cultures et jouissances — ignorées, trop affairées à maintenir un membre franc et fiable, naguère aimé mais couard et sec, à l'intérieur de la précieuse, et de plus en plus recherchée (récentes enchères et fous paris en témoignent) alvéole ourlée que les blanches brusqueries digitales du premier-né en inclinations, sentiments, et hypocoristique accomplie ont largement meurtrie, razziée, infectée mais n'ont jamais parvenu à maîtriser, faire tinter harmonieusement, faute d'entraînement, d'amour, d'humilité et de sensibilité..., tandis que le brunâtre temporairement zélé, manifestement moins ignorant en solfèges, comme nous l'avons vu, chicotait, sans erreur et sans génie, les parois résonnantes (dont la science et la littérature nous enseignent pourtant avec quelle puissance elles peuvent retentir) provoquant, en dernier ressort, par l'accumulation cocasse, tragique et banale de ces divers mésusages, usages incomplets, impérities, imprévoyances, noviciats prolongés, incompatibilités, égoïsmes, violences et fuites variées et par réaction causale, sèche, franche, aisément conjecturable et par capillarité contagieuse et moderne une prostration découragée, un mal épars et persistant, un abbatement subtil et effectif que seuls deux thérapeutes virtuoses, glorieux fidèles et mémorables commanditaires, par leurs savoirs, leurs fois et leurs fortunes, purent éponger à force de touchers guérisseurs, d'effleurements explicités, de passes haut de gamme, cérébrales et perverses et de pantomime tant absolue qu'inconnue jusqu'à ce que vibre enfin le chant intégral, potentiel constant et pourtant vierge : la polyphonie remarquable des pis et des cases. Les clients sont nos reines. (Toutes inversions valables.)

dimanche 27 avril 2008

Berlin. À tous, j’écrivais les terrasses vastes, les soleils, les jus de betteraves et les plaisanteries. L’en-tous-points-complète mythologie, vantée, jalousée et misérable...
À peu, je parlais des routes glandulaires empruntées chaque jour : les ascensions sans chaleur de l’antre coccygéal jusqu’à la sommité pinéale — yeux et ouïes dressés — ; les stations — vulgaires lorsqu’alitées au périnée, mythiques vers les gonades, seules et désirantes dès que bas-intestinales, connues et parfaites en adrénalines (couronnes rénales, obliques et fouettantes), d’une classique et insuffisante élasticité au cœur de la croix pancréatique, telles la pin-up au moment de s’allonger sur le premier corps thoracique, à sangloter lors de l’hommage au corps du cœur, telles l’archer aimé et amoureux vers les célébrations tyroïdienes, hébétées en paratyroïdie, de la subsidiaire et fatale arrogance en thymus, du sublime qui fait le succès sur les vitales hauteurs de la carotide, pour une fois impériales et pleines d’autoritaire domination lorsque perché sur la reine des glandes, ennuyeuses comme tant de mondes présents dans les montagnes mamillaires et absolument disponibles aux beautés à chérir tant qu’elles vivent encore à la dernière station, sus-nommée et pinéale.
Et je ne disais qu’à un seul et qu’une seule fois, expressément et sans intention, les traînées violettes des solitudes, saturation persistante, latex obsédant des années à venir, tonus en déclin, extrême ténuité de la perfusion, constance en flots des pensées, suintant sur la sente.

vendredi 11 avril 2008

tempête de neige sur veille dépareillée

(D'abord, il y avait les alvéoles sub-marines pour navires à immerger, bétonnées au dessus de la rade, hautes, grises et résonnantes, dans lesquelles danses, développements surtout, développements de berceuses, de traversées héroïques de systèmes épais, pâteux à fendre et faire fondre, de répertoires inventés, de dynasties impérialistes, écoutes de voies sages et minoritaires, riches et chauffées, obséquieuses, ébriétés subventionnées et convergences jolies de destins satinés cognaient les vitreuses voilures des nuits infréquentées, suites à balcons, à blandices et égards que ne jonchaient hélas - et malgré les appels - ni marques ni traces : juste bottes et spirulines éparpillées.)

Puis et à l'inverse, lac, monts, mottes, berges, rives, villes, digues, périls, peuples, butins, fers, airs, hôtesses, gîtes - comme tant désolés des tristes nocturnes précédentes - composèrent, enchantèrent, rythmèrent leurs métamorphoses d'effets imprévisibles, de couleurs jamais vues, d'enchaînements insolites, empruntèrent des routes neuves, édifièrent des environnements purs : blanc, opaque, tigré... et s'entendirent sur un agencement somptueux, d'abord étincelant à faire rosir les joues, puis feutré et obscur - ouate monochrome pour pensées aux galops, enfin rais concédés - adieux élégants et humides.

Alors que tel Hidenori Motooka empilant, réduisant, compressant, alignant et compulsant les façades des locomotives, une compagnie me faisait bondir de trains en trains, d'express en modernes en alpins, le village achevant de se préparer pour muer vers l'autre saison, se dépeuplant, se cachetant, concluait hilare l'hiver en en rééditant, comme par crises de fou rire, ou spasmes séniles ou torsions d'exorcisme, les caractères les plus concrets si bien que la moto des glaces m'attendant à l'issue de l'ascension dut fouler, vive et fière, des rues épaissement neigeuses que les brusques blanchissements de tous les sommets environnants (visiblement si nombreux depuis ce pic maximal et nu, rejoint chaque jour en chant et télécabine) pourtant si rudes, clairs et noirs et de tout l'azurement alentour ont encore davantage épaissi.


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mardi 1 avril 2008

Liguriennes


... La poésie, troisième unité de musique, prend forme. La livraison de ce navire de 92.000 tonneaux et 1275 cabines est prévue en mars prochain...




L’âpreté qu’escortent un temps les ciels hauts et impénétrables, pesant de loin sur tes regards peureux, piégés par la fausse proportion chromatique, détournés par l’anxiété d’une croissance prostituée de la couleur crainte, n’est rien. Ou n’est qu’un quart, qu’une fraction, milice débile.
Ainsi résistent les hivers.

Brûlées des pourpres, des passerelles, des capsules et des bathyscaphes, les libertés fumantes, gains calleux d'une minorité carencée contrent sans fortune les rêts dorés de tant d'entre nous.
Ainsi flottent mes pensées.

mercredi 19 mars 2008

Le corps léger du disparu



Les liqueurs raidies éparpillées sur ses habits paillettent écrasées sur nos fronts en peau. Et l'ombre contagieuse dissipée laisse âcres nos amygdales ternes. L'ami disparu recouvre l'amour dépaysé vers le corps du vrai amoureux manqué. Craquètent sans poids les forêts longues et chassées. Ongles et perles délestent l'austère déboire de la défaillance. Epatées et impures bleuissent les permanences en l'honneur des présents et futurs. Sans joie ennivrent ces fades et chers crics. A peine échauffés par l'ombre pervertie soufflent sans engourdissement les tâtons convenus. Et le sang regrettant s'écoule d'un feu dans brûlure. Sédative et bénine l'inquiétude à peine verdâtre plastifie les nuits débutantes. Drapées sans effet hantise et mélancolie t'embrassent défaites. Et les yeux sans excès égarent l'éblouissement.




Quel amour, quelle dévotion, quelle ivresse, quel absolu caparaçonneront les vies disponibles à venir ?


dimanche 24 février 2008

Marée

grisonnante baie, bordée d'un mol rivage et de lamentables falaises
ronde anse accablée d'axes duels
[...] chatouillements brumeux voilent [...] courage

à la pointe haute et roussâtre
graillonnée de vents débiles
s'entêtent les visiteurs diurnes, les esprits entièrement contrariés, couples endurcis,
et les vaillants courtisans encore ignorants des entrelacs de l'accul escarpé

lorsqu'en contre-bas
sauf des singultueuses bourrasques
s'abîment en de chauds ressacs
les amoureux oublieux des mauvaisetés d'un paysage
tant inégal.

samedi 2 février 2008

Réussir à Armentières

Autonome, vous êtes un véritable fédérateur d'entité. De formation supérieure, vous avez l'expérience. Vous en disposez idéalement. Vous avez du goût. Vous prenez la responsabilité complète des accessoires. Vous êtes un développeur dans l'âme, idéalement. Excellent gestionnaire, vous êtes également reconnu pour vos capacités relationnelles, d'écoute, d'analyse et de négociation : vous possédez une immense aisance relationnelle. Vous pilotez équitablement. Vous êtes extrêmement rigoureux. Vous avez un rôle d'analyse stratégique. De formation supérieure probante, vous procédez et vous fidélisez avec passion. Vous maîtrisez les chiffres et les grands agrégats. Vous justifiez d'une expérience significative. Vous connaissez vos ingrédients pour réussir : le charisme, l'énergie, la force de conviction et d'entraînement. D'une manière générale, vous optimisez. Votre tempérament ainsi que votre charisme seront vos atouts. Vous avez soif.
Votre Anglais est courant. Vous justifiez
idéalement le luxe. Vous gérez des environnements complexes en fort développement. Vous effectuez une veille. Vous appréciez les Anglais et les Chinois. Vous avez d'excellentes compétences. Vous satisfaisez des Hommes qui ne se tiennent pas quitte à bon compte. Vous ambitionnez ardemment. Vous êtes orienté client. Votre aptitude vous positionne en tant que leader. Vous avez un sens certain de l'analyse. Vous êtes naturellement porté vers l'action. Vous représentez le responsable des moules. Une expérience de 10 années réussies minimum dans le milieu du moule serait un atout. Vous savez exiger de vraies qualités d'écoute et savez vous adapter aux différents interlocuteurs. Vous êtes obligatoirement bilingue. Vous êtes force de propositions. Vous entretenez des relations fortes. Vous développez un sens aigu pour la conduite. Vous êtes responsable du respect. Vous maîtrisez parfaitement l'outil. Vous participez pleinement à l'expansion. Vous êtes le garants des délais. Vous êtes ferme et diplomate, exigeant et exemplaire. Vous savez fédérer les personnes dans une orientation d'amélioration continue. Vous filez, vous emboutissez, vous repoussez, vous conifiez, vous injectez, vous coextroduisez et soufflez. Vous êtes en lien avec le moteur. Vous êtes la force. Vous êtes un professionnel car vous savez éouter, séduire, convaincre. Vous êtes autonome. Vous adhérez à des objectifs. Vous maîtrisez l'allemand. Votre univers s'élargit immédiatement. Vous débuterez réputé. Vous êtes un mélange de fluides. Vous chargez dans un esprit offensif. Vous êtes doté d'un potentiel opérationnel exceptionnel et d'un réel appétit de réussite. Vous préconisez un véritable conseil. Vous avez véritablement un excellent relationnel. Vous jouissez d'un indépendant. Vous avez une très bonne connaissance des Sanitaires. Vous avez une expérience des ferrures (ou, à défaut, un excellent niveau d'anglais). Vous justifiez d'un réseau Vie de haut niveau. Vous avez une excellente présentation. Plus qu'une formation, vous avez surtout un tempérament. Vous avez cinq ans d'expérience dans les flux. Vous êtes idéalement issu de la branche. Vous apportez une vision claire des pompes. Vous en êtes l'interface. Vous êtes basé à Haguenau. Vous êtes loyal et enthousiaste. Vous êtes sensible à la gestion : vous anticipez les écarts. Vous êtes un professionnel avéré des risques. Vous montez. Vous extrapolez, vous animez, vous formez, vous faites évoluer, vous supervisez, vous optimisez les dirigeants. Vous êtes diplomate. Votre approche business est un plus. Souvent, la vie dépend de votre travail.

lundi 31 décembre 2007

Ballade

Frappe idiot plutôt qu'humecter tes yeux, yeux verdis suintant et calleux / Frappe rouge et brute / pupille dolente
Oeil battu / larvé, dont le clin de côté - ou pusillanime ou prophylactique / pupille ruinée
Détourné équarri retourné rabaissé S'éloignait - retenu de frapper / Frappe idiot madéfié

De tes pleurs, lance fort et jette loin / de tes mains irriguées de tes pleurs / cogne sec, frappe idiot ta lance longue déversée
Qu'au signal, ton bras se lève et frappe idiot. Claque et clappe, qu'en tes mains / en la bave mouillant tes mains ravinées - en la glaire digitale : fais un geste d'humeur.

Frappe fort et dérape le mucus de ton oeil ravili / idiot entends tu quand au signal, quand s'égoutte ton membre dressé, le son qui viendra / Plutôt que vagir - en ta gorge bonne hôtesse , mouillée de tes perles, en ta gorge tavernière / cogne et sèche.
A l'équerre / qu'au plus droit ton coude se cogne / qu'il s'écrase au plus plat / Cogne et frappe idiot ton coude et lève ton bras : plutôt que de vaciller, frappe idiot ton coude adroit - écrase radius et cubitus cassants - plutôt que d'abaisser l'oeil en eaux, que ta lance retentisse.

jeudi 29 novembre 2007

LISBOA REAL

La pente briquée qui s’élève, offerte à buter, à front d’œil, à défoncer, dépourvue de passage à l’instant, résiste, pour peu, au pilon métallisé de l'adolescent. Qu’à force de secousses, d’élévations brisées, de catatonie bruyante, de feux glacés, le moteur s’est tant chargé, au plus clair l’avenir défloré s’éclaircit, nues sans glaises, hauteurs, au plus ardent s’avancera le foreur. Tant gelèrent les robes escortant les dames chargées d’éloigner l’engin de son but, tant ces dames, brunes, athlétiques, conformistes, s’avérèrent misérables. Non comme telle promeneuse savante, non comme l'intouchable, non comme l’enchaîné du sphinx, davantage : semblable à l’écrivain appointé, le professeur jaune, asphyxié par la jungle ordinaire qui, tout juste reproduite faute d’avoir été inventée, picote son nez, crampe son estomac etc etc…
Au plus tard, à midi, sous une lumière à adorer, sur un versant, le bon, au dessus d’un Tage odorant, les mains blanchies, anoblies bien plus que ne vêtent le blanc d’Espagne ou la chaux de Provins, calleuses phalanges du poinçon ("or et sec" était-il un siècle auparavant) trempent dans un bouillon maigre. L’avenir se gagne de maigreur.
Passent des heures éclairées de deux chandelles en coin, vagues soleils égyptiens, urnes oraculaires, été désertique au cours desquelles trop peu enlacés, grimacent les visages. Qu'injuste est la promenade du charisme. Parmi ces amies variablement admirables, l’une prépare son poing à l’ouvrage du crépuscule. Que deux tempéraments scellent leur explosif avènement, divise le temps d’autant se multiplient leurs forces.

Mille lunes noircirent les crânes pelés des étoiles. Creusées dans les doigts peints, brimées dans l'adhésif des jarretelles, écrasées d'un talon allègre, noyées aux commissures de lèvres excédentes, les dames mauvaises giclent et périssent par les danses débutantes des deux blondes poignardeuses.
Las des porches, des plastiques percés, des femmes débandant les maris repotentialisés du Finalmente, cahote en rails une trainée vive à peine amortie en fin de course. Cascais impétueuse vous offre ses doubles vagues, la petite inversée sur le dos de la grande.

jeudi 4 octobre 2007

EXPOSITION POUR LA VIE NOUVELLE

Un lointain qu’ouvrageraient des broderies transparentes, en formes de déserts ou de mer en voie de dessèchement, ou de ciel retenu. La chaleur des provinces de seconde zone : une coordination inachevée entre l’humidité et la température, des brumes d’hiver irlandais sur une nuit tiède de mousson glaiseuse. Le son muant : gémissements d’une sainte médiévale, blonds beuglements d’étudiants démissionnaires aux genoux tors, démonstrations divulguées de popstar en étroite posture, toutes sources s’amalgamant, s’éloignant et s’affaiblissant mutuellement, en de sourdes pulsations assonantes.
En flottaison indistincte, une figure connue, irriguée, aimée et obsédante, une lutteuse endormie matant ses concurrentes par ses cauchemars, victorieuse par son impuissance, impressionnante de pusillanimité. Ou un insecte vibrionnant de l’été, vaguement venimeux, dont ne subsiste plus que la suspension agitée de particules agencées par son vol couard, brûlant la rétine bien plus que n’échauffait son dard. Ce genre d’absence, de disparition, de modernité.
Appuyés sur ces fourches mousseuses, étonnés, experts et hésitants, des gestes ronds, moites et brutaux : d’abord, un sommeil noir, boursouflé des péripéties à venir quêtant et heurtant, puis une communion déconcentrée qu’éclairent des sentiments de supériorité et de frustration, et enfin un simulacre (de métamorphose, de métaphore, de méta-récit etc…) qu’assurent des replis pointus dont la moire des suintements recouvre les musculations effectives.

Puisque rien ne vaut de détourner ses cils de l’objet convoité, nous revoilà contorsionnés, pour l’année à venir.

Post-azur.

Glace et fige l’heure des cinquièmes saisons
Quand ton cœur comprimé piège l’enrôlement,
Abandonne les fictions dont le fuel lent
Et polluant des étés suce l’irradiation.

En face et pire de ceux desquels l’émotion
Poussiéreuse du bas violace mal
Les agréments réglés d’un climat si fatal,
Éteins bien le cycle, chasse la dévotion.

Écrase les faits qu’un feu lâche, vrai, venteux
Brûle en tes yeux. Saute sur ce qui, curieux,
Ennuie tes artères. Nuit sur l’inédite ère,

Violemment illuminée du rêve furieux,
Gondole orangée chargée du sang nécessaire,
Ton pouls désaliéné s’égoutte enfin heureux.

mercredi 3 octobre 2007

Épopée

Vélastes mollies d’urbaye endorées
Ql’ostales johies vuze fire tale
Qlajes, ouvrages, ramages distales
Mas au vésiages méhogantées

Aime. Bliures ql’émofaibles blêmes
Tl’ivailes dru murmures dru priestes
Primisse, révèle dl’aimelles mestes
Vlostées i granpes, vlostées d’idijèmes.

Au loin, rétinien vienzelles aimeuses
Limaces pulsées de mousson glaiseuse
Plusse tricoeur tringle druil-trioir.

Au luir d’éminience dlin’amoureuse
Austuile ql’uence, baize vlueuze
Méluant qlur i dlunze véritoir.

mercredi 19 septembre 2007

La chose atrocement et la plus secrètement redoutée arrive toujours.

1. Des verdures antérieures, de haute qualité et viriles.

Foulés par des camarades, mollets à demi nettoyés, à demi hydratés, rendus légers par l’imminence et la probabilité de la crampe, parmi lesquels KEVIN, conservant le ballon longtemps, souffrant moins d’acné surprotéiné que les autres garçons, ces gazons introduisent l’extase. Non pas que ce soient des jardins en terrasses, des talus sonorisés, des parcs de merveilles, non pas qu’ils soient d’une couleur hypnotisante, qu’ils vrillent les pupilles inquiètes d’écrivains cloîtrés en quête d’images-récits et de métaphores objectives, ou incrustent les bandes magnétiques de cinéastes travestis et sous-équipés, non pas qu’ils abritent des espèces de simples redoutables ou qu’ils fournissent des laboratoires agro-alimentaires avant-gardistes : seulement ils forment un terrain. Ces gazons sont un sol, une terre, presque un plancher si l’on considère qu’ils s’intègrent à un hangar couvert fort vaste. Or, elle commence les yeux clos et le buste fermé sur les cuisses : cheveux naturels et rajouts thermo-implantés tirés sans gêne par la gravité inversant le dégradé de blondeur vers la clarté que venait de composer un apprenti en style, dont les pointes sont presque au niveau des talons, à ce niveau plus un, les paupières embrouillées de cold-cream et de rétention de fluides afin de préserver la qualité du regard, les joues massées vers le bas, le menton proportionnellement retranché de la quantité de peau chue vers les pommettes, le cou palpitant d’un sang friand d’artères et dédaigneux de ses veines, réchauffé et ensué par les tétines des seins attirés par ce visage empourpré, jaloux de cette survascularisation, le ventre difforme – la partie distale (dans son cas, le ventre pouvait aisément être assimilé à un membre) gonflée des organes étroitement stockés, et la partie basse, proximale, proche du bassin remarquablement plate, (à la manière de ces chers amants dont le ventre vient littéralement caresser ou, au moins, toucher le dos) –, les lombaires-cimes surplombant toute la chaîne crurale, vaguement affectée par l’effort et la station, les genoux moins tendus qu’il le faudrait et les pieds donc contre le gazon. Au signal (des arpèges réguliers et synthétiques, datés de 1998) ni métalliques ni cristallins, tardivement ajoutés à la composition, elle ouvre les yeux. Le gazon est ainsi la première couleur, la première impression qu’elle reçoit après des années de prostitution sensorielle (« tes sens en échange de ton corps ») : nul chiasme, nul croisement, correspondance, synesthésie raffinée… elle ne voit que vert, et même, le vert lui est vu plus qu’elle ne le voit. Elle est nerveusement passive, elle se remplit, sans pouvoir le désirer, de ce gazon professionnel.




2. Une péripétie aussi céleste qu’oblique.
Le regardeur aime : les arcs que suit le ballon, la prestesse de KEVIN, dont le torse s’est maintenant découvert, le bleu du ciel et la couleur des nuages mis en relief par l’exclusion de tous les signaux sinusoïdaux plats, l’expressivité de la musique et du chien engouffré entre les mollets sûrs des joueurs, la variété des points de vue, la scène du toboggan, les femmes-troncs du deuxième refrain. Sa brusque remontée, serpentine, ondulante et vive l’a transformée. Bien plus que ne l’aurait transformée un amour déçu, une trahison lâchement révélée, une douleur essentiellement injuste, un tourment ininterrompu (le silence dans certaines occasions, ou le choix), une séparation non-paritaire, un eczéma réactif généralisé, une erreur de maquillage, un voyage honnêtement mené, un plaisir dont l’intensité est déterminée par son impossible réitération etc… Irradier la tête renversée, ouvrir les yeux (recevoir un choc visuel) et inverser l’ensemble des tendances physiologiques constituent dans son cas un programme, une trilogie bouleversante. Personne ne la reconnaît, KEVIN échoue ses passes, les amies amputées verdissent et les regardeurs désorientés explosent leur capacité à imaginer ou, pour les moins aguerris, à fantasmer. Certains la voient chauve, d’autres la voient mère, d’autres l’imaginent calcinée par la drogue.



3. Le règne d’après.
Avant même sa puberté, elle pressentait l'horreur des blessures délicates. Avant de se prostituer, elle se pensait nuage, gaz soluble qui asphyxie ou inonde mais ne se laisse jamais prendre. En relevant la tête au dessus du gazon, elle a senti avoir franchi deux étapes. Voire trois : accepter de se pétrifier (1), et donc aimer et souffrir (2), et enfin, se diplômer sévérement en intouchable grâce (3) : seule, désirée, nostalgique, mais sans épanchement. Elle ne se réjouit pas que KEVIN et les autres la regrettent. Recouverte de guitares informatiques, elle est bien extasiée. Elle danse en alternant souvenirs ballonés et rages tranchantes. Presque accessible. De tous.

dimanche 9 septembre 2007

hiver compossible

Arrivé geôlier du vent, point d'outre, mais une rafale captive en guise de coiffe, qui aérerait les crampes les plus perverses, le jeune homme s'inventait un rôle infini : le libérateur-gigogne. Reparti avec le matin et la peine cruelle des eaux de part et d'autre de l'écluse, nées pour s'aimer, contraintes par le monde d'être proches et désenlacées, le matin lui semblait exonder le bonheur des heures passées... Le vent, coupable considérable, de qui les prises nocturnes de la geôle (cheveux tirés, tête renversée : évasion évidente) n'avaient pas ébranlé la fierté assujettie, compâtissait et rêvait de portes busquées. Ainsi, d'animations et de commerces, et d'un pourpre amoureux que les bases chantantes de l'édifice laisseraient constamment se transmettre vers sa cellule, ses sous-sols (le visage du jeune surveillant) s'empliraient. Le vent rêvait d'une prison amoureuse, depuis laquelle, du haut de laquelle, il pourrait jours et nuits, saisons après saisons, surplomber et voir son porteur et gardien, s'endormir et s'éveiller enveloppé de la brume chaude et marbrée de l'ami - transhumances des songes, myalgies paillettées, ridules à suspens, complémentarité des yeux, des âges, des corps et des forces, stables amours équarris - il rêvait d'un beau fort, solide pour des milliers d'années. Il se sentait très proche du rêve.
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Un instant, il pensa à Maddie, dont les odeurs cadavériques, nouvellement diffusées, enchaînent et neutralisent la disparition au lien infrangible d'un panoptisme quelconque. Maddie est cousine du vent.
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