lundi 30 mai 2005

lorsqu'on lui offre une lionnesse
en 1910
marguerite durand la prénomme 'tigre'

feminism goes on...

mardi 3 mai 2005

épiphanies - extraits

“Après ces expériences, après ces rencontres, après ces jouissances précoces, il m’a fallu trouver une zone de recalcification, un parcours fléché, une salle de refroidissement en somme. Après ces fièvres préparées, après toute cette publicité, je n’ai pas cherché à m’isoler ou à me retirer, j’ai juste laisser la lésion chaleureuse atteindre l’organe volumineux et j’ai transpiré sué. Je suis devenu un simple muscle en sueur, un héros l’écume à la bouche, le regard défait et les jambes croisées. J’ai enfin sécrété des toxines. J’ai produit des herpès, des croûtes, des dermatoses, ma peau s’est asséché autant que mes muscles se sont activé. J’ai écrasé mes os contre mes muscles ; j’ai créé de nouveaux tissus, non pas hybrides, encore moins mutants, juste des tissus-intervalles entre mes os aigris et mes muscles expansifs. Nous avons formé des amas luisants de muscles bien irrigués ; nous n’avons, par contre, pas rassemblé nos os pour en extraire un fumet gazeux et nutritif ; nos os sont restés épars et déçus, plus ou moins constipés, souvent vomissants ; nous n’avons pas expliqué nos cérémonies décongestionnantes. De longues processions de muscles se sont constituées, sans préparation : de belles rangées de nos muscles suintant, gonflant, se répandant se sont développées dans l’escalier antique. Nous nous sommes regroupés, à l’intérieur d’enclos osseux — de vertèbres chues et de malléoles vermoulues, principalement —, nous y avons fait du cirque, nous nous sommes groupés, encastrés.”



“Après ces événements, après tout ce qui s’est passé, après vous savez quoi, il m’a été naturellement, évidemment — cela va sans dire — impossible de reprendre le cours habituel des choses, de réoccuper le squat, de reprogrammer quelques concerts mystérieux et creux, de reprendre une drague aimable, continue et inégalement efficace ; je n’ai pas non plus pu reprendre les habits de convictions un peu trop atténuées, fanées, fatiguées, enrouées, sèches. (...) J’ai alors beaucoup résidé sur mes avant-bras — qui se sont donc râpé, par érosion —, sur quelques sommités chevelues (ou velues) de mon corps, principalement sur des crêtes. J’ai alterné (dans un même moment - ou forme) des arrondis et des arrêtes, des piques, des cambrures charnues, des accents — des angles et des cercles en somme.
Je suis devenu un lapin déshabillé.
(...)
Nos fesses ont enflé, se sont couvertes de poils. Nos sexes se sont tachés de moisissures tenaces, grouillantes et purulentes. Nos plis se sont durcis, encroûtés, se sont rigidifiés en plaques, en tâches ayant vocation à se desquamer. Nos estomacs se sont allongés, se sont dépliés, ont glissé au delà du plancher pelvien. Nos cœurs se sont blanchis. Nos sourires se sont opacifiés d’un film collant. Nos ongles se sont incurvés. Nos bassins se sont dandinés, se sont reculés, ont laissé nos cages thoraciques devenir proéminentes, avancées, premières. Nos cheveux ont inversé le sens de leur pousse. Nos sueurs ont irrigué nos fascias plus que nos pores. Nous nous sommes alourdis de tous ces liquides inécoulés. Nous nous sommes retrouvés dans des hangars aménagés ; nous avons produits toutes sortes d’essais, inventé de nouvelles terminologies et, mieux encore, de nouvelles typologies. Nous nous sommes bousculés.”

samedi 30 avril 2005

amis
avec le printemps
he's one that goes To sea for nothing but to make him sick continue
le 1er mai 2005 à 21h chez Anne Lucas (Montreuil)
dès juin à Paris à nouveau
en septembre à la Fondation Cartier pour l'Art Contemporain
ainsi que pompè également
à Rennes les 27-28 mai festival Coursives
et aussi Epiphanies s'achève
bientôt des lectures
et mes baisers
fr

mercredi 16 février 2005

les poésies de John Donne

Bonjour,
voici les cinq poésies de John Donne (1573-1631) chantées pendant la performance he's one that goes To sea for nothing but to make him sick :


SONG.

GO and catch a falling star,
Get with child a mandrake root,
Tell me where all past years are,
Or who cleft the devil's foot,
Teach me to hear mermaids singing,
Or to keep off envy's stinging,
            And find
            What wind
Serves to advance an honest mind.

If thou be'st born to strange sights,
Things invisible to see,
Ride ten thousand days and nights,
Till age snow white hairs on thee,
Thou, when thou return'st, wilt tell me,
All strange wonders that befell thee,
            And swear,
            No where
Lives a woman true and fair.

If thou find'st one, let me know,
Such a pilgrimage were sweet;
Yet do not, I would not go,
Though at next door we might meet,
Though she were true, when you met her,
And last, till you write your letter,
            Yet she
            Will be
False, ere I come, to two, or three.


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SONG.

SWEETEST love, I do not go,
    For weariness of thee,
Nor in hope the world can show
    A fitter love for me ;
        But since that I
At the last must part, 'tis best,
Thus to use myself in jest
    By feigned deaths to die.

Yesternight the sun went hence,
    And yet is here to-day ;
He hath no desire nor sense,
    Nor half so short a way ;
        Then fear not me,
But believe that I shall make
Speedier journeys, since I take
    More wings and spurs than he.

O how feeble is man's power,
    That if good fortune fall,
Cannot add another hour,
    Nor a lost hour recall ;
        But come bad chance,
And we join to it our strength,
And we teach it art and length,
    Itself o'er us to advance.

When thou sigh'st, thou sigh'st not wind,
    But sigh'st my soul away ;
When thou weep'st, unkindly kind,
    My life's blood doth decay.
        It cannot be
That thou lovest me as thou say'st,
If in thine my life thou waste,
    That art the best of me.
...

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *



LOVE'S DEITY.

I LONG to talk with some old lover's ghost,
    Who died before the god of love was born.
I cannot think that he, who then loved most,
    Sunk so low as to love one which did scorn.
But since this god produced a destiny,
And that vice-nature, custom, lets it be,
    I must love her that loves not me.

Sure, they which made him god, meant not so much,
    Nor he in his young godhead practised it.
But when an even flame two hearts did touch,
    His office was indulgently to fit
Actives to passives. Correspondency
Only his subject was ; it cannot be
    Love, till I love her, who loves me.

But every modern god will now extend
    His vast prerogative as far as Jove.
To rage, to lust, to write to, to commend,
    All is the purlieu of the god of love.
O ! were we waken'd by this tyranny
To ungod this child again, it could not be
    I should love her, who loves not me.

Rebel and atheist too, why murmur I,
    As though I felt the worst that love could do?
Love might make me leave loving, or might try
    A deeper plague, to make her love me too ;
Which, since she loves before, I'm loth to see.
Falsehood is worse than hate ; and that must be,
    If she whom I love, should love me.


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SONG.

SOUL'S joy, now I am gone,
              And you alone,
              —Which cannot be,
Since I must leave myself with thee,
       And carry thee with me—
       Yet when unto our eyes
              Absence denies
              Each other's sight,
And makes to us a constant night,
    When others change to light ;
              O give no way to grief,
              But let belief
                  Of mutual love
              This wonder to the vulgar prove,
                  Our bodies, not we move.



Let not thy wit beweep
              Words but sense deep ;
              For when we miss
By distance our hope's joining bliss,
       Even then our souls shall kiss ;
       Fools have no means to meet,
              But by their feet ;
              Why should our clay
Over our spirits so much sway,
    To tie us to that way?
              O give no way to grief, &c.

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ELEGIE XVIII : LOVES PROGRESS

Who ever loves, if he do not propose
The right true end of love, he’s one that goes
To sea for nothing but to make him sick
Love is a bear-whelp born, if we o’re lick
Our love, and force it new strange shapes to take,
We erre, and of a lump a monster make.
...

vendredi 11 février 2005

he’s one that goes To sea for nothing but to make him sick

Voici les informations sur les premiers essais de mon nouveau projet.

he’s one that goes To sea for nothing but to make him sick
conception et réalisation : françois chaignaud
textes : john donne
musiques : the kills, le tigre, schuman, spice girls
musiques additionnelles : françois chaignaud

essai n°1 le 13 février chez Delphine Demont (Paris 13°)
essai n°2 le 14 février chez Delphine Jaunas (Paris 3°)
essai n°3 le 15 février chez Delphine Demont (Paris 13°) > à confirmer
essai n°4 le 16 février chez Marie Perruchet (Paris 19°)
essai n°5 le 17 février chez Carole Quettier (Paris 19°)
essai n°6 le 18 février chez Anne-Claude Ambroise Rendu (Paris 9°)
essai n°7 le 19 février chez Séverine Morfin (Paris 12°)

chaque soir, vers 21h, mes hôtes accueillent quelques spectateurs extérieurs
contactez moi (pacokitchissimo@yahoo.fr) pour avoir les adresses
chaque essai est susceptible d'annulation par l'une des deux parties




intentions confuses et empêtrées au début janvier
“Comment éviter le piège, comment surseoir au questionnement, aux fossilisations, à la négativité ? Il s’agit de ne pas se fourvoyer dans les fausses alternatives. Comment rester en contact avec l’écume, sans singer, sans naïveté ? Ne pas démissionner, surtout ne pas avoir la dégoûtante paresse de l’ironie sèche. Être dans l’histoire, connaître les mythes mais ne pas s’arrêter à ces connaissances sommaires. Tenir à la fois l’influence, la plasticité, la critique, ET la pratique, l’engagement inédit, l’ailleurs sincère. Ne pas croire à la troisième voie, au neutre, au non-marqué, au creux du paradigme. Il s’agira sûrement d’une performance de squelette, une performance privée d’oeil, privée de graisse d’oie.
Mon projet est de contractualiser encore plus ; nous pensons que le contrat (synallagmatique) est le seul moyen pour la danse d’échapper à l’intériorité. Il s’agira de rejouer le contrat de la clinique naissante au début du dix-neuvième : secourir pour connaître, penser la bienveillance relativement à un profit. C’est le lointain par l’intérieur par le tissu, la lésion du tissu, l’anatomopathologie. C’est aussi repenser un statut de la métaphore, évider l’opposition terme à terme, déjouer le binôme surface-profondeur.
Il ne s’agira pas de durée, d’espace, ou de dynamique. Pas de territoire, pas de corps. C’est penser le socle et la statue à la fois. Lâcher la désinvolture du dispositif indisposé. Nous accéderons au luxe, au luxe du procédé, du produit fini, du parfaitement mort, de la dissection, à l’ennui de la clôture de l’organe (et de l’os). Il s’agira d’historicisation évidemment, mais sans écoute, sans ressenti. Nous inventerons une clinique fictive sans stéthoscope : une clinique de l’observation sans instrument : une protoclinique inexistée, être au lit des objets, au lit des appartements et dans le lit du propriétaire. Une clinique qui dépasse la nosographie et ignore l’étiologie.
Nous construirons un diptyque très rigoureux.
Nous élaborerons, nous aurons élaboré un discours, sûrement des chiasmes, sûrement des correspondances, sûrement des glissements ; mais nous irons plus loin que ces sensibilités. Nous inventerons un rituel sans cérémonie, sans foi. Mais un rituel violemment distançant. Sans complicité. Un rituel magnifique, luxueux encore. La seule simplification sera celle de la ‘présence par l’absence’ ou plutôt de la connaissance de la vie du côté de la mort, sur les rivages des organes anciennement malades. La clinique positive découvre que la vie est l’ensemble des propriétés qui résistent à la mort.
Nous irons vraiment sur la mer, nous serons vraiment malades. Notre pièce n’a rien à voir avec la clinique positive.
Notre pièce requiert des oreilles de lapin, des fourrures plus étendues, des objets recouverts de fourrure (sans excès), de la technologie, des lampes, des chansons, des poésies de John Donne, des chorégraphies. He’s one that goes To sea for nothing but to make him sick est un récital, des processions, des postures, un atelier de fourrurier, des chorégraphies osseuses, des lumières et de la musique.”

mercredi 2 février 2005

chers lecteurs ne vous affolez pas je règle mes comptes eh bien oui vous connaissiez les hoax je n'invente pas la poésie virale voici l'antibiotique

mes tristes respects
mes confuses futiles
mes graves baisers
mes parfaites perfidies
mes ruptures totales

cessez donc ma chère
le grotesque ne tue pas
la mort ne tue pas
les discours autonomes
c’est bien
vous lisez plus que vous en avez l’air

mes frileuses salutations
mon profond déplaisir
mes meilleures indifférences

samedi 15 janvier 2005

la source !

Il faut que je vous chante pour oublier
Une étoile filante qui m'a quitté
Vous pouvez m'aidez à la trouver

Elle a les yeux bleus Belinda
Elle a le front blond Belinda

Ça fait dix fois qu'elle s'en va et qu'elle revient
C'est elle qui fait mon cœur et qui défait mon cœur de ses mains
Si vous la voyez
Vous la reconnaitrez

Elle a les yeux bleus Belinda
Elle a le front blond Belinda

Je devrais en avoir l'habitude
Et l'attendre comme je l'ai fait souvent
Mais j'entends crier ma solitude
Je l'appelle et ma voix tombe dans le vent

Elle est dans mon sommeil comme une fleur
Un soleil sans soleil et sans chaleur
Vous pouvez m'aider à la trouver

Elle a les yeux bleus Belinda
Elle a le front blond Belinda

Elle a les yeux bleus Belinda
Elle a le front blond Belinda

Elle a les yeux bleus Belinda
Elle a le front blond Belinda

EXCLUSIF !

Bonjour,
En exclusivité pour vous, voici le titre du prochain livre édité par belinda. : EPIPHANIES
Il s'agit d'un recueil de lettres écrit par François C.
Sortie prévue : printemps-été 2005.
A bientôt,

belinda.
Bonjour !
Voici le premier site consacré aux activités de belinda.
Au fur et à mesure, cette page vous tiendra au courant des différentes activités des partenaires de belinda.
Il s'agit d'une page de publicité : rendre public ce qui est pour l'instant confidentiel.
Vous pourrez retrouver la diversité et l'hétérogénéité des pratiques et des discours belinda. Cette page publiera des textes, des oeuvres d'art, des photographies, des comptes rendus, des exposés, des projets, des informations.
belinda s'intéressera à la danse, aux chansons, au féminisme, à la littérature, aux voyages, au genre, à l'histoire, à la poésie.
A bientôt

belinda


conception : françois c. (pacokitchissimo@yahoo.fr)
contact - communication : fushia color (fushiacolor@yahoo.fr)
administration :begonia farbe (begoniafarbe@proudnet.com)

Bonjour

l'équipe belinda vous souhaite la bienvenue